Diamant : le Qatar regarde vers l’Afrique

Doha accélère son rapprochement avec les pays africains producteurs de diamants. Entre la visite des futures installations du Qatar Diamond Exchange, et un accord avec une organisation diamantifère d’Afrique australe, l’émirat affiche ses ambitions sur un marché où le continent africain occupe une place centrale.

Le Qatar veut sa part du marché mondial du diamant, et c’est vers l’Afrique qu’il se tourne. À Doha, dans les installations à venir du Qatar Diamond Exchange (QDE), la Bourse du diamant du Qatar, des représentants de pays africains producteurs de diamants se sont réunis à l’invitation de son président, le cheikh Mohammed bin Hamad bin Faisal Al Thani.

L’ambassadrice de la République démocratique du Congo, Valérie Kabeya, a parrainé cette rencontre avec ses homologues africains. Plus qu’une simple visite, il s’agissait de rapprocher les acteurs du secteur et de défricher de nouvelles pistes de coopération. Jointe par  Enjeux africains, la diplomate congolaise évoque notamment des partenariats stratégiques.

Les diplomates africains lors de la visite des futures installations de la Qatar Diamond Exchange.

Un premier pas a déjà été franchi. Le QDE vient de signer mercredi 4 novembre un protocole d’accord avec la Diamond, Gem & Jewellery Association of Southern Africa (DGJASA), ce qui lui ouvre une porte vers l’Afrique australe, l’une des grandes régions diamantifères de la planète.

Pour l’émirat, le calcul est simple : s’installer au plus près des territoires qui produisent les pierres et peser davantage dans un secteur où les échanges et les alliances comptent beaucoup. Côté africain, Doha pourrait offrir aux diamantaires une nouvelle porte d’entrée vers les marchés du Golfe.